Le Carnet

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Chaque étape de notre CARNET DE VOYAGE est racontée ci-dessous.

Il vous suffit de cliquer sur la partie qui vous intéresse.

LIMA

Iles Ballestas et oasis de Huacachina

NAZCA et Puerto Inka

LA PANAMERICAINE

AREQUIPA 

Vallée et Canyon de Colca

Lac TITICACA

CUSCO

Vallée Sacrée des Incas

MACHU PICCHU

DERNIERS JOURS

 

Sinon, laissez vous porter par le hasard : tout ce que nous avons vu au Pérou est superbe !!

Merci pour votre patience

 

TRADUCTION DU BLOG EN :

ANGLAIS

ESPAGNOL

VIETNAMIEN

  (clic sur la langue choisie)

 

 

 

 

 

 

 

 

14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 10:53

AU PAYS DES VIGOGNES

Après un dernier petit déjeuner dans notre superbe hotel nous retrouvons Sylvio et notre Minibus. N’oublions pas le sympathique Maverick notre guide.

Nous quittons Aréquipa avec un regard – enfin ! – sur le superbe Misti !!. (je vous avais dit qu’on finirait par le voir !!).

EL MISTI

Il est tôt, donc il est noyé dans la brume, mais avouez qu'il est impressionnant avec son panache de nuages et ses 5825 mètres dont il semble fier !!. On se sent tout petits ... 

MISTI

Sur notre route – nous sommes le Dimanche de Pâques – nous constatons a nouveau combien la piété des Péruviens est grande (même si elle est mêlée à d'autres croyances plus ancestrales)  SORTIE AREQUIPA 1 

Il y a cette image, festive et il y a également cela (ci dessous) : on les appelle au Pérou, nous explique Maverick, "les villages jeunes", euphémisme qui cache la dure réalité des bidonvilles et malheureusement il y en a pas mal de part et d'autre de la route à la sortie d'Aréquipa.

Ces Pueblos Nuevos ont quelquefois plus de trente ans, et ressemblent à de vrais quartiers avec des rues et des maisons en dur. L'eau y est vendue épisodiquement par des camions citernes.

SORTIE AREQUIPA 2

>La vallée de Colca surprend par ses paysages entre canyons, montagnes arides, terrasses agricoles et petits villages.

SORTIE AREQUIPA 4

Plus haut, c'est le domaine de la Pampa Canahua, immense étendue désertique et réserve naturelle de la Vigogne.

Notez le nombre de véhicules (et notamment de camions) derrière nous. Pourtant nous ne sommes plus sur la PanAméricaine (à moins que ça ne soit un tronçon de liaison ?)

SUR LA ROUTE 2

L'herbe ci-dessous appelée ICHU est quasiment la seule végétation du coin. HERBE

Nous voici au royaume des vigognes. C'est une première pour chacun de nous !VIGOGNES

Interro surprise : connaissez vous la famille à laquelle appartiennent les vigognes ?

Nous avons eu un zéro pointé : ces graciles animaux appartiennent à la familles des camélidés.

Bon ! on te croit Maverick, mais esthétiquement rien à voir avec un chameau ou un dromadaire. Et notre surprise va grandissant lorsqu'il ajoute que les lamas et les alpagas en font également partie !!

On verra ces derniers plus tard. Pour l'instant revenons à la vigogne :

Ici, dans la réserve nationale de Salinas y aguada blanca (dominée par le volcan Chachani - admirez Sa Majesté, la tête dans les nuages), c'est un animal protégé.  VIGOGNES 1   VIGOGNES 3 Elles vivent et se reproduisent en liberté et passent la majeure partie de la  journée à se nourrir, réservant la nuit à la rumination.   

VIGOGNES 4

Les Incas - qui considéraient la vigogne comme un animal sacré - utilisaient leur laine pour fabriquer leurs tenues impériales. (leur toison permet de tisser une étoffe de très haute qualité procurant une excellente isolation au froid).

Aujourd'hui, ce tissu, qui ne peut être fabriqué que manuellement, est utilisé pour l'habillement de luxe (il est plus cher que l'alpaga). "Le cachemire semble rêche en comparaison du tissu obtenu, qui n'est pas teint pour préserver sa douceur".

La vidéo ci-dessous  (merci à l'auteur) montre la technique du chakoo, qu'utilisaient déjà les Incas pour capturer les vigognes afin de les tondre avant de les relâcher à l'état sauvage.

Les colonisateurs (c'est comme cela que la plupart des Péruviens que nous avons rencontrés appellent les conquistadors - et je les approuve !!) mêlèrent le sang des vigognes à celui des Incas, tout ça, parce qu'à La Cour de Madrid on "adôôôrait" cette nouvelle étoffe !.

drapeau-perou.jpg 

Simon Bolivar, - c'est lui qui fit ajouter cet animal sur le drapeau Péruvien, en haut à gauche de l'écusson - essaya en vain de le protéger.

A l'occasion de l'Exposition Universelle à Londres en 1851, une pièce de tissu en vigogne fut offerte à la Reine Victoria et les Européens l'adoptèrent immédiatement. 

(enfin, ceux qui en avaient les moyens ! je suppose) 

 

En 1994 -  alors que la population des vigognes était descendue à moins de 5000 individus - le gouvernement Péruvien décide de protéger la race et d'agir en faveur du repeuplement. 
La gestion des troupeaux est confiée aux paysans andins et le chaku est à nouveau autorisé - seulement tous les deux ans -.
  

Contrairement aux fois précédentes, je trouve la vidéo plus lisible sans agrandissement   

  Vous noterez, au passage, que je n'exagère pas lorsque je parle des problèmes d'altitude. Cette scène se déroule à près de 4000 Mètres d'altitude et manifestement la personne qui filme est très essoufflée !!

 

Après cette halte fort agréable au pays des Vigognes nous remontons dans le minibus et rapidement nous abandonnons la route goudronnée pour nous engager pendant pas mal de kilomètres d'ailleurs sur ce type de revêtement ! 

Le ciel est d'une beauté à couper le souffle (ha ! ha ! ha !) et les volcans tranchent avec l’immense plateau désertique.   

CHEMIN VERS LE COL

Ces maisons ont été abandonnées par les paysans (j'ai cru qu'elles avaient été détruites par un tremblement de terre)

CHEMIN VERS COL

Nous faisons ensuite halte à Vizcazchani, un carrefour routier  à près de 4800 mètres d'altitude. Nous ne sommes pas seuls d'ailleurs : tous les touristes font une halte - obligée et bienvenue - à cet endroit pour boire une tasse de maté de coca sur la place devant un petit "restaurant" et reprendre leur respiration.

L'air est rare à cette altitude : tous les minibus sont équipés d'une bouteille d'oxygène, au cas où ...  

COL DE PATA PAMPA

et pourtant des familles vivent là ou à proximité en essayant de vendre leur production artisanale aux touristes.

L'une d'elles, à qui D. achète une nappe, porte dans l'espèce d'écharpe colorée autour de ses épaules, un bébé d'une semaine nous dira-t-elle.

C'est sûr, ces gens là n'ont pas les mêmes poumons que nous !!  

COL DE PATA PAMPA 1

COL DE PATA PAMPA

Ne quittons pas ce lieu sans saluer cette adorable petite fille, soeur du bébé évoqué ci-dessus - et qui grignotte des biscuits que je viens de lui offrir. (elle a bien essayé de me dire son prénom, mais je ne l'ai pas compris ...)

 

COL DE PATA PAMPA FILLETTE 

 

AU PAYS DES LAMAS ET DES ALPAGAS

Après notre halte à Vizcachani, nous reprenons notre route vers le  col de Patapampa, toujours cernés par ce décor lunaire où vivent lamas et alpagas.

La route, très abimée par les conditons climatiques qui règnent à cette altitude, longe maintenant les salines et de part et d'autre il y a d'immenses troupeaux. 

salines

Nous nous arrêtons auprès de l'un d'entre eux et discutons un moment avec le gardien (Maverick nous dit qu'il faut lui donner quelques soles, ce qu'on fera bien volontiers d'ailleurs). Il nous explique que la viande de lama ne se consomme pas vraiment : ce sont essentiellement des bêtes de bât.

Par contre l'alpaga est élevé pour sa laine et sa chair.

TROUPEAU-D-ALPAGAS.JPG

Je ne vais pas faire preuve d'une sensiblerie déplacée, mais je veux rendre hommage à cette adorable petite bête qui ressemble à une peluche, qui est très familière, qui vient vers vous spontanément sans aucune crainte et que les enfants promènent en laisse.

CALIN ALPAGA

  FAMILLE-ALPAGA.JPG

 BEBE-ALPAGA.JPG

n'oubliez pas la loupe sur l'image avec la souris ! 

 

On en prend plein les mirettes mais il faut poursuivre notre route. Notre ascension continue pour culminer à 4910 m au "Mirador des Andes" d'où l'on a une vue spectaculaire sur la "ceinture volcanique du Sud du Pérou".

MIRADOR DES ANDES 4910 M

Mais l'altitude aura rapidement raison de nous. Ses effets mettent l'organisme à rude épreuve. Même les plus endurcis sont "tétanisés" sur place !

mirador-des-andes.JPG

Que ressent-on à cette altitude ? : et, bien pour nous, pauvres provençaux habitués à vivre au niveau de la mer, on a la tête qui tourne, on ne trouve pas sa respiration, on a les jambes coupées, on ressent une grande lassitude et toute activité autour de nous semble se dérouler comme un film au ralenti !!. Je n'avais jamais ressenti ça de ma vie !!

Le ciel était très menaçant : mes compagnons n'ont pu voir depuis ce Mirador (comme l'annonçait le programme !), la Cordillère centrale des Andes et ses différents sommets dont le Nevado Ampato où fut découverte la momie Juanita .

Quant à moi, peu importe le temps : même s'il avait fait grand bleu, je n'aurais pas pu rester plus que les quelques courtes minutes que j'ai passées à l'extérieur du minibus !! 

Allez, pour se redonner la "pêche" on  refait un petit câlin à mon ami, le mignon alpaga. calin alpaga

Et en prime, voici celui qu'on appelle le (ou la, nous n'avons pas été présentés !) VISCACHE, une espèce de croisement entre un lapin et un écureuil  - de la famille des chinchillas - qui vit là, au milieu de nulle part, et qui se confond avec les rochers.

viscache

Et pour terminer, un bel article sur les animaux des Andes   (il est au format PDF et nécessite Adobe Reader, à télécharger gratuitement , le cas échéant).

Vous y verrez notamment de belles photos sur le déroulement d'une battue aux vigognes (chaku)

 

CHIVAY

Après notre halte au Mirador des Andes, nous arrivons au belvédère de CHIVAY d'où nous avons un point de vue  superbe sur la ville, les terrasses de culture pré-incas et le sommet des montagnes enneigées au loin.

C'est vraiment une vue saisissante après les paysages arides que nous venons de traverser.

BELVEDERE--DE-CHIVAY.JPG

BELVEDERE DE CHIVAY

Des locaux profitent de ce "point de vue" pour proposer leurs produits et nous offrir un charmant spectacle que l'on pourrait intituler "la têtée du dernier né" !!!

Quand je vous dis que cet animal est adorable !!. On a envie de l'adopter tout de suite, de le cacher dans une valise et de le ramener à la maison !! (mais non, je plaisante : il est bien où il est. Je lui souhaite un longue vie !)

Autre chose avant de l'oublier ! : je n'en ai pas eu l'occasion tout à l'heure au Mirador des Andes  puisque je n'ai pu tenir plus de quelques secondes à l'extérieur, mais mon oeil avait enregistré de nombreux monticules de pierres qui donnaient au lieu cet aspect lunaire évoqué dans notre programme.

On les retrouve ici : notez les à l'arrière de la charmante dame péruvienne.

APACHATAS.JPG

Ces monticules s'appellent des  "apachatas" : ils étaient, à l'origine, dressés par les Incas pour demander la protection des Apus (les dieux de la montagne).

Aujourd'hui, il y en a des milliers : certains sont vieux de 500 ans, d'autres sont plus récents et réalisés par la population locale.

Nombreux sont ceux également érigés par les touristes car la légende veut que si l'on fait un voeu en le construisant il se réalisera ! 

Nous arrivons maintenant à Chivay, "capitale" de la vallée du Colca. Il s'agit d'un gros village typique aux maisons basses et aux rues en terre, niché - à près de 3700 mètres tout de même - au creux de la vallée et dominé par des montagnes très imposantes.

L'entrée de la ville se fait par une grande "porte" au-delà de laquelle, notre minibus doit s'acquitter d'un droit de péage pour accéder au parc du Canyon de Colca.

CHIVAY

Nous nous arrêtons dans un restaurant à l'extérieur duquel est attaché par sa laisse un petit caniche. Attendez .... à bien y regarder, c'est encore un alpaga ... ici cela semble être la même chose (en tout cas au niveau de la domestication de certains d'entre eux). J'espère simplement que ceux-là ne finissent pas à la casserole ...

A bien y regarder encore, et pris sous cet angle, c'est vrai qu'il y a une certaine ressemblance avec le dromadaire !!!, autant pour moi, Maverick.

alpaga-en-laisse.JPGA l'intérieur, un superbe  buffet de plats péruviens trône au centre de la salle. Le restaurant semble être l'étape de beaucoup de groupes.

 buffet

Un joueur de flûte andine à qui j'achèterai son CD accompagnera agréablement tout le repas. 

restaurant-chivay.JPG

Nous croisons une grande famille bolivienne (parents, enfants et grands parents) dans laquelle le plus jeune d'entre eux est très affecté par l'altitude. Ses parents l'entourent, lui frictionnent les épaules. Lui, est très abattu, la tête entre ses mains,  au dessus de la tasse de maté de coca qu'on lui a amenée. Je m'adresse (enfin ! j'attire son attention) à celui qui me semble être le plus âgé et lui montre l'ordonnance que m'avait délivrée mon toubib avant de partir : manifestement, il connaît le produit prescrit car il me demande si je peux lui en donner. Je lui en donne 4 en attirant son attention sur la dose à ne pas dépasser. (moi, ça n'a pas complètement fait disparaître les effets mais ça me permet, pour l'instant de poursuivre l'aventure tant bien que mal).
En fait, je n'irai pas plus loin que l'hôtel.
Je laisse les autres partir avec Maverick pour "La Calera" station thermale aux sources chaudes où l'on peut se baigner. (Ces eaux sont chargées en soufre et en fer et aident au traitement de maladies comme les rhumatismes et l’arthrite)  
A la source de la rivière Colca, l'eau jaillit de terre  à près de 38° et c'est un moment de détente très apprécié que mes compagnons de voyage partagent, dans la piscine,  avec des enfants du coin.

LA CALERA PISCINE

N. pense qu'une séance de massage lui fera oublier l'altitude qui la chahute pas mal. Là voilà à la sortie.

la calera massages

petite chapelle à côté de la salle de massage 

LA CALERA TABLE DE MASSAGE

 
CANYON DE COLCA  MIRODOR CRUZ DEL CONDOR

Ce matin nous démarrons tôt : 6 heures !!. C'est dur la vie de touriste !!  Mais c'est le prix à payer si nous voulons voir les condors, puisqu'ils profitent mieux des courants ascendants nous a-t-on dit ....

 

hotel--chivay.JPGpozodelcielo-chivay.jpgDe toute façon nous quittons l'hôtel sans regret dès le petit déjeuner terminé. Pas à cause de l'hôtel qui était irréprochable comme tous les autres, je le précise tout de suite (admirez son architecture !) 

mais parce que N. et moi avons été malades toute la nuit et que nous étions contentes de quitter notre chambre ... no comment !!.

Le petit déjeuner est assez cahotique : on est habitués aux buffets et là, la serveuse nous amène un par un chacun des plats et des boissons que nous avons choisis !!.

En ce qui me concerne, je vais directement à la cuisine demander un jus de citron qu'on me confectionne avec ces mini citrons verts dont le goût est très puissant (je n'ai jamais bu un jus de citron aussi tonique ! une vrai bombe. Mais, bon, peut-être que ça calmera mes nausées !!)  

Dès la sortie de CHIVAY, le minibus s'engage sur une route complètement défoncée, mi-terre, mi-goudron pleine de nids de poule. Sylvio accomplit des prouesses pour ne pas trop nous secouer.

Mais nous oublions très rapidement l'inconfort de la route, captivés que nous sommes par le spectacle des montagnes qui s'ouvrent devant nous et la profondeur du Canyon que nous longeons et au fond (3400 m au plus profond) duquel coule la rivière Colca. 

CANYON DE COLCA RIVIERE

Ce Canyon est très impressionnant, tant par la beauté de ses paysages que par les couleurs des montagnes, du ciel, des champs !!. Nous laissons derrière nous des petits villages (dans lesquels nous nous arrêterons au retour : à suivre au prochain article).

Donc, les yeux grands ouverts, nous filons non stop sur la Cruz del Condor "site d’observation privilégié où la probabilité de voir les condors se donner en spectacle est très élevée. En effet, des familles de condors andins habitent les parois rocheuses" disait notre programme.

Je ne vous parle plus de notre mal-être à la descente du minibus (vous devez commencer à en avoir assez !) mais nous avançons comme des petits vieux jusqu'au Mirador.

 On s'installe, comme au spectacle ... et on attend. En discutant avec une famille française de Lyon dont le camping-car est garé plus haut : le papa, la maman (entre 30 et 35 ans), une petite fille d'un an et demi et un garçon de 12 ans.

C'est le garçon qui, tout content semble-t-il de pouvoir parler avec des français nous raconte qu'ils sont partis depuis plus de 6 mois. Ils sont arrivés à RIO DE JANEIRO, ont acheté le camping-car, sont descendus jusqu'à USHUAIA et remontent vers la Bolivie avant de retourner en France. Il nous précise qu'ils ont déjà revendu le camping-car à leur dernière étape.

Malgré ses 12 ans, il y a beaucoup de maturité dans son récit et nous l'écoutons avec intérêt et  curiosité. Manifestement, ce voyage sera une page très importante et très riche d'enseignement pour lui !!!.

Nous avons beaucoup de chance : l'oiseau sacré des Incas et avant eux des Nazcas (souvenez-vous, il y a un géoglyphe représentant un condor, nous l'avons vu lorsque nous avons survolé les lignes ) fait majestueusement son entrée.

Et nous observons le ballet de ces rapaces, dont l'envergure peut atteindre 3,20 mètres,  avec les mêmes yeux que le gamin avec qui nous discutions !!.

Ils sont haut dans le ciel, nous n'avons pas de jumelles (ne pas les oublier si vous y allez !), mais on les distingue quand même très bien : on les voit planer (ils ne battent pas des ailes), tourner, s'élever et revenir vers nous.

  N'oubliez pas la loupe !

 

La remontée vers le minibus (+ ou moins 100 m de dénivellé) met nos poumons à rude épreuve.

Mais le spectacle en valait la peine. Beaucoup sont venus, ont attendu ... et n'ont rien vu.

MIRADOR.JPG

Sur le chemin du retour vers CHIVAY, nous prenons enfin le temps d'admirer le paysage fantastique, unique,  qui nous entoure et nous submerge.

Le Canyon de Colca avec une profondeur de 3400 m  est le deuxième canyon le plus profond du monde après le Canyon de Cotahuasi (pas très loin de là).

Au fond coule la rivière Colca et tout autour se trouvent de très hauts volcans (plus de 6500 m)

"Colca" en Quecha signifie "grenier". Et cette appellation prend ici toute sa signification.  Près de 8.000 hectares de terrasses (appelées andennes), suivent harmonieusement les courbes naturelles des montagnes. 

canyon---de---colca.JPG 

CANYON DE COLCA VERS MACA

Ces terrasses remontent à la civilisation des Indiens Colluhas, - début du 11ème siècle - antérieure donc à celle des Incas.  Et,  manifestement ils maitrisaient parfaitement cet art, puisque ces dernières sont encore là, intactes et dignes de toute notre admiration !!.

Les Incas s'en servaient, aussi, pour contrôler l'érosion des montagnes sur les sites où ils ont construit des centres cérémoniels (Machu Picchu par exemple, qu'on visitera plus tard).

 Aujourd'hui les habitants du coin, essentiellement des agriculteurs qui vivent là dans une dizaine de petits villages éparpillés tout au long de la vallée,  occupent cette zone très fertile et cultivent la pomme de terre, le maïs, les fèves, la luzerne, le blé et l’orge.  .   

CANYON DE COLCA SUR LA ROUTE DE MACA

Notre première halte dans l'un de ces petits villages est MACA. C'est un village situé au pied du Volcan Sabancaya et de la montagne Hualca-Hualca, à  l’ouest de Chivay.

Nous visitons l'Eglise de Santa Ana de Maca, une belle église coloniale avec une façade blanche dotée d'arcades et 2 clochers : à l’intérieur on peut admirer de beaux autels baroques, le tabernacle et une image du Christ crucifié qui date du 16ème siècle.

CANYON DE COLCA EGLISE DE MACA

Maca a  été très touchée au début des années 1990 par un puissant tremblement de terre qui a notamment gravement endommagé l'église que les habitants ont, depuis, restaurée. (j'ai emprunté la photo de l'église après le tremblement de terre à Internet - merci à l'auteur)

EGLISE-DE-MACA-APRES-LE-TREMBLEMENT-DE-TERRE.jpg

Près de cette église, nous sommes intrigués par cette scène : en fait il s'agit d'un  aigle captif, domestiqué par les villageois.

Canyon de Colca devant église MACA

Tous les villages du Canyon ont été construits par les conquistadors (qui utilisaient la main d'oeuvre locale). C'est ce qui expliqe l'ambiance coloniale qui y règne aussi bien dans l'architecture des églises que dans les coutumes des gens !

maca-chevaux.JPG

YANQUE est le deuxième village dans lequel nous ferons une halte. 

Là aussi trône, sur la place principale, une superbe église, pur exemple du baroque métisse : l'Eglise de la Inmaculada Concepcion.

CANYON DE COLCA YANKE FACE EGLISE

Elle possède une série de retables néoclassiques polychromes

yanke----eglise.JPG

yanke-eglise.JPG

Ce qui retient notre attention aussi, à l'extérieur, ce sont les sommets enneigés que l'on peut voir au loin (pas si loin que ça en définitive)

CANYON DE COLCA YANKE GLACIERS

et ce batiment insolite qui annonce fièrement "venta de CD, CED, MP3, MPEG4".

 CANYON DE COLCA YANQUE VENTA DE CD

 

Nous quittons à présent - et à regret - le Canyon de Colca et ses merveilleux paysages et poursuivons notre route jusqu'à PUNO via Vizcachani où nous ferons à nouveau une pause casse croûte.

Au passage, nous faisons halte à la Lagunilla Sacakini à 4450 mètres, habitat naturel de flamants roses.

LAGUNILLA SACAKANI

flamants roses

Nous savons que nous avons près de 7 heures de trajet. Donc chacun s'installe confortablement dans le minibus.

En ce qui me concerne, j'ai fui mon mal des montagnes en dormant à l'arrière du minibus jusqu'à PUNO, où - Merci, merci Maverick -,  un Médecin m'attendait.

commentaires

Le Chevalier Dauphinois 10/10/2012 09:23


Bien que je vive dans les montagnes, tes images sont pour moi surnaturelles, presque irréelles. Un périple que je ferai bien tant le bonheur et la surprise se voit dans tes photos.

Mayta Capac 15/10/2012 17:13



Bien le bonjour Chevalier,


et  bienvenue à nouveau dans mes pages. Ton message a été l'occasion pour moi de relire cette partie de mon carnet et la magie opère chaque fois : je repars là-bas en esprit et je n'ai
qu'une envie : repartir et tant pis pour le mal des montagnes. Je sais maintenant comment le combattre.


Ce qui me fait plaisir c'est de pouvoir faire partager - à travers mon récit et mes photos -  l'émotion, la surprise, l'enchantement que j'ai ressenti à l'occasion de ce périple.


Merci encore Chevalier.


Janine



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