Le Carnet

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Chaque étape de notre CARNET DE VOYAGE est racontée ci-dessous.

Il vous suffit de cliquer sur la partie qui vous intéresse.

LIMA

Iles Ballestas et oasis de Huacachina

NAZCA et Puerto Inka

LA PANAMERICAINE

AREQUIPA 

Vallée et Canyon de Colca

Lac TITICACA

CUSCO

Vallée Sacrée des Incas

MACHU PICCHU

DERNIERS JOURS

 

Sinon, laissez vous porter par le hasard : tout ce que nous avons vu au Pérou est superbe !!

Merci pour votre patience

 

TRADUCTION DU BLOG EN :

ANGLAIS

ESPAGNOL

VIETNAMIEN

  (clic sur la langue choisie)

 

 

 

 

 

 

 

 

28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 07:00

CHINCHERO

Nous nous sommes levés tôt ce matin. En effet, nous avons dû faire nos valises pour les laisser à la consigne de l'hôtel et préparer un sac à dos dans lequel on a jeté le nécessaire pour les deux prochaines nuits. Ruth nous a recommandé de voyager léger car demain nous allons prendre le train pour Aguas Calientes et il n'y a pas de place pour les bagages à l'intérieur (du train).

Notre but aujourd'hui, c'est la Vallée Sacrée des Incas.

vallee sacrée

Il fait très beau, une luminosité presque insupportable bien qu'il soit tôt. Mais je pense qu'à cette altitude (nous sommes toujours au-dessus de 3600 mètres) cette lumière est normale.

Dès la sortie de CUSCO le regard est à nouveau attiré par la beauté et la diversité des paysages : des champs à perte de vue, (on se croirait dans un tableau impressionniste)  

SORTIE-CUSCO.JPG

et la-bas, sur la ligne d'horizon, ces montagnes au sommet desquelles on peut distinguer des glaciers (qui ici, comme ailleurs, ont tendance à régresser). Il est à peine 8 heures et les locaux se mettent en place pour accueillir les touristes.

JL-SORTIE-CUSCO.JPG

CHINCHERO, à une trentaine de kilomètres de CUSCO est un petit village situé sur un emplacement inca. Il contrôlait l'accès vers la vallée sacrée. Il subsiste encore aujourd'hui des vestiges Incas importants tels ce mur aux blocs taillés et parfaitement ajustés.

RUINES-INCAS-CHINCHERO.JPG

Nous découvrons un village coquet (dont la visite est comprise dans le pass dont j'ai déjà parlé), parfaitement restauré et noyé de soleil. Ses étroites ruelles pavées sont coupées en leur centre par un canal. L'eau est présente également entre les maisons.

 

Les femmes du village, au costume très coloré, se sont regroupées en coopérative et travaillent la laine qu'elles lavent avec des racines. Nous assistons à une démonstration à la coopérative.

Après nous avoir proposé une tasse de tisane de coca (regardez la bouille adorable du bébé dans le dos de sa maman !), la démonstration se poursuit sur la façon de teinter la laine une fois lavée. Elles utilisent essentiellement des végétaux ou de la cochenille (pour le rouge). Ensuite elles fixent la couleur avec du jus de citron.  

Le travail se poursuit par le tissage auquel sont affectées les plus âgées d'entre elles. Comme sur l'île de TAQUILE, leurs motifs de tissage reflètent l'histoire des familles.

 Pensez à la loupe, comme d'hab !!

A l'extérieur, sur une grande place près de l'Eglise coloniale, un marché est en train de s'installer à même le sol. Nous descendons vers les champs pour admirer de plus près les terrasses Incas et l'immense vallée donnant sur la cordillère.

TERRASSES-INCAS-CHINCHERO.JPG

Au risque de me répéter, la vue est impressionnante.

Ruth nous explique que les Incas s'étaient inspirés des formes naturelles des montagnes pour construire ces terrasses qui dessinent d'immenses escaliers verdoyants.

C'est là aussi qu'elle nous parle de la lignée INCA : des archéologues et des scientifiques ont étudié la population actuelle du Pérou. Malgré ce que cela a d'étonnant, il n'existerait aujourd'hui aucun descendant direct des INCAS.

La conquête s'est accompagnée comme on le sait d'une véritable hécatombe dans leurs rangs. Ceux qui ne sont pas morts sur le champ de bataille ont été décimés par des maladies qui leur étaient inconnues apportées par les espagnols.

La colonisation, l'intégration forcée entraînant le métissage, l'évangélisation ont fait le reste ....

Mais on veut croire quand même que le souvenir de l'Inca vit dans le coeur des Péruviens

LES SALINES DE MARAS

Peu après avoir quitté CHINCHERO, nous abandonnons également la bonne route et les paysages somptueux (cultures  de maïs au premier plan, glacier au fond)

VALLEE SACREE

pour tourner à gauche et nous arrêter presque aussitôt près d'une petite cahute en bois, perdue au milieu de nulle part, de laquelle sort un péruvien pour composter notre pass (je ne sais plus si ça en fait partie) ou encaisser un droit d'entrée .

Nous nous dirigeons en effet vers les Salines de Maras. La route maintenant étroite et sinueuse domine la Vallée Sacrée des Incas à 3300 mètres d'altitude. Tout à coup, au détour d'un virage, nos regards plongent vers l'Urubamba, au fond, dans la vallée et restent accrochés à mi-pente par le spectacle de milliers de bassins de couleur ocre, se prenant pour une palette de peintre.

SALINES.JPG

Le spectacle - très inattendu - est saisissant !!! : devant nos yeux, à plus de 3.000 mètres d'altitude (pour nous qui sommes habitués aux paysages de Camargue !!) près de 4000 bassins étincellent au soleil, accrochés à la montagne.

La route d'accès se transforme en chemin sinueux et étroit, à tel point qu'il est impossible de se croiser et que notre chauffeur doit faire  marche arrière - sur l'air de la Lambada, souvenez-nous - pour laisser la place à un car qui s'aventure par là !!.

SALINES--DE--MARAS.JPG URUBAMBA-DS-LA-VALLEE-SACREE.JPG
SALINES-DE---MARAS.JPG SALINES-DE-MARAS.JPG

Une source (dont on pense qu'elle est en train de se tarir)  sort à 25 ° de la montagne, souvenir de l'époque où cette partie du globe était sous l'eau ! et alimente ces bassins d'origine pré-incas encore exploités de nos jours par les paysans de la région, réunis, là aussi en coopérative.

SALINES--DE-MARAS.JPG

L'eau canalisée est dirigée vers les bassins selon les besoins et le sel est ramassé à la main en ratissant la fleur de sel, puis mis en sac et monté à dos d'homme jusqu'aux dépôts.

Comme on peut l'imaginer sans peine, le travail de ces récolteurs est très pénible du fait de l'environnement inhospitalier et agressif pour le corps de ces hommes et femmes qui travaillent courbés, à cette altitude, sous un soleil implacable. Par ailleurs, je ne suis pas certaine que respirer du sel toute la journée soit également bon pour leurs poumons.

Avant de partir, nous faisons une halte près d'un petit étal afin d'admirer les différents stades du sel ainsi qu'un superbe panier des différentes sortes de variétés de maïs cultivés dans la vallée.

 

Pour ceux qui préfèrent une visite "animée" des Salines de Maras, voici un reportage récent d'ARTE (clic en bas à droite pour passer plein écran)

Depuis le plateau, première vision sur les Salines et la route d'accès
SALINES-DE-MARAS-VUES-D-EN-HAUT.JPG

 

Peu après nous traversons la ville d'URUBAMBA, encore marquée par les inondations récentes pour y déjeuner dans un restaurant qui finit tout juste de réparer les dégâts.

A LA SORTIE D'URUBAMBA

Le pont qui permettait d'atteindre CUSCO en 40 mn a été emporté par les eaux et Ruth nous explique que les locaux doivent faire, en attendant sa reconstruction, un détour de près de 2h30.

 

Ci-dessous - et plus particulièrement pour mes petits enfants qui n'ont jamais vu d'adobe - mur extérieur du resto, fraîchement reconstruit.

MURS-EN-ADOBE.JPG

J'ai dit dans un de mes précédents articles que deux d'entre nous n'avaient jamais été malades. Ce n'est pas tout à fait vrai. Ce jour-là, C. n'est vraiment pas bien et le trajet est très pénible, à tel point qu'elle ne partagera pas le repas avec nous, préférant rester allongée dehors, au soleil.

PISAC

Au coeur de la Vallée Sacrée que les Incas considéraient comme la projection de la voie Lactée sur Terre, et où l'on trouve les constellations du Condor, du Lama, etc... il y a PISAC, le Condor, justement dans la symbolique des villes Incas (CUSCO étant le Puma, rappelez-vous).

C'est vers cette vallée fertile au relief impressionnant que nous nous sommes dirigés après le repas dans un restaurant accueillant et sans prétention.

Nous y avons mangé, notamment, une crèpe géante enfouie sous une tonne de chocolat chaud !! (ce genre de souvenir ne peut pas s'oublier, non ?) et la patronne parlait français !!

PISAC, où nous arrivons donc repus !!, est considéré comme le site INCA le plus important après celui de Machu Picchu.

Il domine la Vallée Sacrée et suit à la perfection les différents "plis" des montagnes sur lesquels les terrasses ont été aménagées à perte de vue.

Ces terrasses (andennes) qui s'étalent sur 65 hectares étaient destinées aux cultures et en particulier à celle du maïs. Les Incas avaient développé dix sept variétés de maïs.

 

MAIS

Le site archéologique de PISAC est l'un des plus importants de la Vallée sacrée. On accède aux ruines après une courte marche depuis le parking, où comme d'habitude, sont installés des artisans locaux.
Il y a dans l'air une petite musique faite de notes cristallines venant de mobiles que tiennent à la main des vendeurs. Nous sommes bien tentés de nous arrêter, mais Ruth nous entraîne vers les terrasses.

PISAC

Avec ses constructions militaires, religieuses (en haut de la photo) et agricoles, le site avait une triple fonction. Pisac défendait vraisemblablement l'entrée sud de la Vallée Sacrée, la forteresse d'Ollantaytambo, le nord.

PISAC-TERRASSES.JPG

Ruth attire également notre attention sur les centaines de trous qu'on peut apercevoir au loin sur la falaise qui domine Pisac : il s'agit d'anciennes sépultures Incas pillées avant même l'arrivée des archéologues.
Nous écoutons notre charmante guide, mais honnêtement, nous ne sommes pas parfaitement concentrés : les petites notes de musique évoquées ci-dessus nous appellent et grâce à nous les vendeurs ont épuisé leur stock de la journée en un quart d'heure !! (et comme nous étions en position de "force" !!, nous avons fait une excellente affaire malgré la colère d'un autre vendeur que le nôtre qui trouvait que son collègue "cassait le marché" !)

PISAC-VENDEURS.JPG

mobile-pisac.JPG

Et voilà une excellente transition pour parler de la deuxième chose à ne pas manquer, dit-on, à PISAC : son marché. Il est réputé dans toute la région pour la variété de ses étals de fruits, de légumes (dont le maïs).
Mais celui que nous voyons n'a rien à voir avec un marché "potager".
Les vendeurs de fruits et de légumes sont confinés sur une petite partie de la place.

MARCHE DE PISAC

Ce marché, très touristique, ne retiendra pas notre attention. Il y a, il est vrai, une débauche de couleurs, tant dans les vêtements des péruviennes et des enfants que dans celles des nappes et tapis et autres ponchos, mais 90% des étals présentent toutes sortes de bijoux en argent aux motifs incas, des instruments de musique, etc.. et je n'ai vraiment pas trouvé "d'authenticité péruvienne" à ce déballage.

Pendant que mes compagnons visitent de leur côté, je suis à la recherche, dans une boutique en bordure de la place, d'un bracelet en argent pour ma petite fille. Mais les  prix des bijoux proposés est au-delà de ce que j'ai l'intention de mettre pour une jeune ado de 11 ans.

Le collier ci-dessous m'avait littéralement sauté au visage à SACSAYHUAMAN où une péruvienne le portait à bout de bras sur le site) et je trouverai le bracelet plus tard.
 
COLLIER-ARGENT.JPG
Après avoir attendu RUTH un bon quart d'heure dans le minibus (pour une fois, c'est la guide qui n'était pas à l'heure, encore que nous n'ayons jamais eu de retard dans nos rendez-vous), nous poursuivons notre route vers la prochaine visite, OLLANTAYTAMBO. (j'adore tous ces noms de lieux, qui sont difficiles à retenir mais qui chantent sur les lèvres lorsqu'on les prononce).

 

OLLANTAYTAMBO

Ollantaytambo est la dernière grande cité Inca de la Vallée Sacrée que nous visiterons aujourd'hui.

Elle porte le nom de son héros, Ollantay que PACHACUTEC priva de ses terres et de sa fiancée parce qu'il désapprouvait l'union. Ollantay se réfugia alors avec ses hommes dans son village de la Vallée Sacrée jusqu'à ce qu'il soit vaincu par l'Inca Tupac Yapanqui. Cependant, ce dernier lui rendit ses terres .. et sa fiancée !!

Cette cité fut à la fois une forteresse, un grand centre religieux, un observatoire astronomique important et aussi un grand centre agricole.

Voilà à quoi cela ressemble lorsqu'on pénètre sur le site après avoir traversé un immense marché artisanal !!.

Vous savez à quoi cela me fait penser, avec le recul, ce passage obligé par les marchés : aux sorties des attractions dans les grands parcs du même nom en Europe .. et ailleurs !!. ce qui fait que sur le moment, on est presque plus attiré par les étals que par la visite du site !

Bon j'ai l'esprit mal tourné. C'est énorme, comme tout ce que nous avons vu aujourd'hui et les photos ne rendent pas hommage à ce site qui part à l'assaut d'une montagne, en fait le tour et se termine par des greniers sur la montagne en face !!.

OLLANTAYTAMBO--de-face.JPG

Plusieurs d'entre nous, dont moi, n'ont pu monter jusqu'au sommet pour cause d'essoufflement !. Donc de notre perchoir à mi-hauteur, voilà la vue que nous avions :

OLLANTAYTAMBO.JPG

Sur la montagne en face, à l'arrière du village, on aperçoit des greniers incas construits dans la montagneOLLANTAYTAMBO-greniers.JPG

Je vous le dis, tout cela est énorme et en plus, il y a du monde - donc des chemins et des constructions - jusqu'au sommet de cette montagne.  

J.L et l'autre couple de notre groupe, courageux, ont suivi le chemin qui monte au sommet du site, qui le contourne avant de redescendre sur la place où nous les attendons. Avant de les retrouver, admirez ces blocs de 6 mètres de hauteur, situés tout en haut, recouverts encore pour une petite part de peinture ocre et qui proviennent d'une carrière de l'autre côté de la vallée !!.OLLANTAYTAMBO-BLOCS-DE-6-METRES.JPG

Le village "inca" (à partir des volets bleus, derrière le marché nous a dit Ruth) est resté le même avec ses pavages, ses rigoles d'écoulement d'eaux usées, les cours des maisons où notre appareil photo indiscret a pénétré.

N. a même trouvé un centre de YOGA confrère !!.

Je n'ai pas pû faire un choix dans les photos : alors je vous laisse faire la ballade comme nous l'avons faite dans ce petit village hors du temps ...

La loupe, avec votre souris, sur l'image ....

 

 

Faut que je vous parle aussi de la partie "nouvelle" de la ville. Il n'y a qu'une voie d'accès - pas très large par-dessus le marché - et entre les bus, les camions, les voitures... c'est un chaos indiscriptible ... où le piéton ne compte pas.

D'ailleurs, notre chauffeur nous avait prévenu : "RV à telle heure, précise, je n'ai pas le droit de stationner". Et le moment venu, nous sommes montés dans le minibus comme si nous venions de faire un braquage de banque !!!

Sur la photo ci-dessous, prise le matin de bonne heure, c'était calme, mais vous pouvez me croire !! c'était vraiment de la folie. 

OLLANTAY.JPG

 

Après la visite d'OLLANTAYTAMBO, nous sommes retournés à URUBAMBA, avons traversé la ville, terminé dans une longue ruelle étroite en terre et sans éclairage devant un grand portail de bois. Des chiens ont répondu à la sonnerie sur laquelle "Papy Lambada" avait appuyé... puis une jeune femme est arrivée.

Compte tenu de l'environnement extérieur (celui de la ruelle), nous sommes très étonnés de ce que nous découvrons une fois le portail franchi et dûment refermé, au moment où la nuit tombe. : devant nous un petit village de chalets très colorés avec des toits très pointus, et des jardins très fleuris ... un petit Eden.  S'il n'y avait pas tous ces parterres fleuris, (on a prélevé quelques boutures pour le jardin !) nous aurions l'impression, dans les dernières lueurs rosées du jour, d'arriver dans une station de chalets quelque part en montagne !

Notre chauffeur est revenu un peu plus tard pour nous amener au restaurant : la ville prépare une procession et les locaux sont en train de réaliser des mandalas avec des fleurs sur le sol au moment où nous passons. Il y en a sur toute la longueur de la rue !! c'est vraiment superbe et merci à JL qui malgré les conditions (le car roulait, il faisait nuit) a réussi à faire cette photo.  

URUBAMBA-MANDALA.jpg

ENTRE URUBAMBA ET LA GARE PROVISOIRE

Transfert en matinée à Ollantaytambo (20 minutes) pour prendre le célèbre train des Andes qui serpente dans la montagne jusqu’à Aguas Calientes (1h25). Navette ensuite en matinée jusqu’à l’entrée du site et visite complète du plus célèbre des sites incas. La découverte du plus spectaculaire site du continent sera l’apothéose du voyage avec ses secteurs agricoles, ses secteurs urbains et ses incroyables constructions à flanc de montagne. Possibilité de profiter du site jusqu’à la fermeture en fin d’après-midi. Dîner. Nuit à l’hôtel Presidente (2 étoiles).

Voilà ce que prévoyait notre programme lorsque nous l'avions établi en Octobre 2009. Mais c'était sans compter avec dame Nature. Ce que nous devions faire en un jour, nous allons le faire en deux ... et dans le fond ça n'est pas plus mal.

Pendant le petit dejeuner, nous entendons La Lambada (voir ).

Notre chauffeur nous rejoint et nous aide à transporter nos bagages jusqu'au minibus garé un peu plus loin dans la ruelle ... qui ce matin est inondée - il y a une cascade qui dévale de la montagne dans la rue -!!.

Après quelques manoeuvres nous repartons en direction d'OLLANTAYTAMBO que nous traversons plus facilement qu'hier soir ! et empruntons un chemin de vignes où l'on ne peut pas se doubler. C'est pourtant la seule façon aujourd'hui d'accéder au tronçon de voie qui a été réouvert. Le train ne circule à nouveau que depuis deux jours mais nous ne le prendrons pas à l'endroit prévu, la voie ayant été détruite. Nous pouvons observer d'ailleurs, le long de notre parcours  (puisque le chemin longe la voie qui longe l'URUBAMBA) des hommes au travail sur les rails. 

vue côté montagne : notez les sacs de sable 

GARE 5

Nous allons donc rejoindre une gare provisoire située en amont à près de 20 Kms. Mais ce ne sont pas les kms, ni même le chemin qui sont pénibles mais les croisements avec les autres véhicules. Personne ne bronche. Les deux véhicules sont là, mufle à mufle, et c'est le plus intelligent qui recule. A cette cadence, mais sur l'air de La Lambada, nous avançons ou reculons sur ce chemin où il n'y a plus d'accotement, au ras de la rivière en furie.

GARE

Notre "Papy Lambada" nous débarque donc, au bout de près de 2 heures sur un parking. Nous sommes échoués là avec une centaine d'autres personnes : on dirait un camp de réfugiés !!. Les voyageurs sont tous là,  installés sur le gazon, attendant patiemment que les choses évoluent ....

GARE 2

INCA RAIL

L'attente se prolonge, on décide donc de se diriger vers un petit marché artisanal installé sous des tonnelles en bois exagonales où on peut s'installer plus confortablement sur des coussins, à l'ombre. 

De ce petit observatoire nous avons une vue superbe sur la rivière et sur les allées et venues des groupes qui s'avancent vers les wagons et d'autres qui remontent. Un peu plus haut une antenne médicale est en train de s'occuper d'un groupe de trekkers.

gare-tonnelles.JPG

INCA RAIL

GARE 1

Lorsque c'est le moment, le personnel nous fait signe de nous préparer. C'est très bien organisé : chaque employé prend en charge un groupe de personnes - les gens admis à prendre le train étant ceux et seulement ceux qui ont eu la chance d'obtenir un billet - et lui demande de le suivre jusqu'à la gare, tout en bas.  Panneau à bout de bras pour qu'on ne la perde pas de vue, nous suivons donc une charmante jeune femme très souriante jusque devant un wagon. 

Pour aller ça va puisque ça descend. Mais on croise les gens qui remontent et qui semblent très essoufflés. On apprécie d'autant plus le travail et l'effort que doivent fournir tous ces locaux qui portent d'énormes sacs sur leur dos (ce sont les sherpas des trekkers !).

Notez la taille du balluchon sur les épaules de cet homme (au centre de la photo) qui avance sur le chemin de l'Inca, autre voie d'accès pour le Machu Picchu

GARE--sherpa.JPG

Il n'y a pas trop de travail dans la région à part le tourisme et l'agriculture. Mais comme elle attire beaucoup de trekkers compte tenu de la proximité de la jungle, beaucoup d'hommes sont porteurs pour les trecks.

Ruth nous a dit qu'elle pensait que l'agriculture était l'activité principale du coin. Or, après les inondations, elle s'est rendue compte qu'en fait c'était le tourisme la principale ressource. Du jour au lendemain, nous a-t-elle raconté, tous les gens qui travaillaient dans ce secteur se sont retrouvés au chômage et les deux derniers mois ont été très durs pour beaucoup d'entre eux.

Bien, revenons à notre train. En fait, il y a deux sociétés qui desservent ce tronçon de voie : Peru Rail et Inca Rail. L'une est comme notre SNCF, l'autre est privée. Le point commun entre les deux, c'est qu'elles ne transportent que des touristes. Et nous avons droit d'ailleurs à un voyage avec hôtesses et service à bord, dans un train tout neuf, avec des fenêtres partout - même au plafond - et où les sièges sont en cuir !!. Le luxe quoi ... Nous étions dans l'Inca Rail, j'ignore comment cela se passe sur Peru Rail.

GARE 3

GARE 4

GARE 6

Quoi qu'il en soit, le spectacle est à l'extérieur. Le train roule très lentement sur la voie qui longe l'URUBAMBA et c'est très impressionnant. On regarde ça, hypnotisés,  et nous prenons conscience de la chance que nous avons de faire partie des quelques chanceux qui se dirigent vers AGUAS CALIENTES et notre but ultime le MACHU PICCHU.

commentaires

Windows 10 release 28/11/2014 07:59

Peru is one of the beautiful destinations that I have ever visited. While I visited the sacred valley I got confused with the places and it is really difficult to speak their language. This place is rich with so many beautiful mountains.

Mayta Capac 30/11/2014 16:23

I totally agree with you
Janine

Circuit Perou 10/05/2013 15:52


Les bijoux que vous avez pris en photo sont vraiment magnifiques, ils me font penser aux collections de nature et découverte ;)

Mayta Capac 04/06/2013 20:53



Et pourtant, je vous assure qu'ils arrivent du Pérou - site de SACSYHUAMAN pour le collier, marché d'AGUAS CALIENTES pour le bracelet, etc...


Ceci dit, c'est vrai que Nature et découvertes a de beaux bijoux ethniques.


Cordialement


Janine



nicolas 08/05/2013 23:51


Waoo, quel voyage. Je suis allé moi aussi au Pérou, j'ai visité Arequipa, Cuzco et le canyon de Colca mais je suis passé a coté de ce coin des Andes tout à fait exceptionnel, les photos de
paysage sont effectivement superbes.


Bon, il va me falloir y retourner.

Mayta Capac 04/06/2013 20:52



Et c'est tout le mal que je vous souhaite. Lorsque vous y retournerez, pouvez vous me faire une petite place dans vos bagages ?


Cordialement


Janine



Gabriel 29/12/2012 20:46


Bonjour,


J'ai moi-aussi eu l'occasion de déouvrir la vallée sacrée des incas. Votre article me fait en partie revivre mon voyage. merci. gabriel

Mayta Capac 06/01/2013 12:14



Bonjour Gabriel,


Savez-vous que pour moi aussi, chaque commentaire me replonge dans mon voyage. Je vous retourne le merci !!!


Et j'en profite pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2013 pleine de bonnes choses... et éventuellement de voyages ..


Cordialement


Janine



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