Le Carnet

Comment lire les articles ?

Chaque étape de notre CARNET DE VOYAGE est racontée ci-dessous.

Il vous suffit de cliquer sur la partie qui vous intéresse.

LIMA

Iles Ballestas et oasis de Huacachina

NAZCA et Puerto Inka

LA PANAMERICAINE

AREQUIPA 

Vallée et Canyon de Colca

Lac TITICACA

CUSCO

Vallée Sacrée des Incas

MACHU PICCHU

DERNIERS JOURS

 

Sinon, laissez vous porter par le hasard : tout ce que nous avons vu au Pérou est superbe !!

Merci pour votre patience

 

TRADUCTION DU BLOG EN :

ANGLAIS

ESPAGNOL

VIETNAMIEN

  (clic sur la langue choisie)

 

 

 

 

 

 

 

 

3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 09:25

CUSCO - Page 5 -APRES-MIDI

Le ciel charrie maintenant de gros nuages noirs. Ruth nous dit qu'elle craint que cela n'alimente encore plus l'Urubamba dans la Vallée Sacrée.

En ce qui nous concerne, les grosses gouttes de pluie qui commencent à tomber ne nous gêneront pas puisque nous entrons maintenant dans la Cathédrale de Cusco.

L'entrée est payante (en fait elle fait partie du pass dont j'ai parlé ) et pendant que Ruth valide nos billets nous observons un groupe d'une dizaine d'étudiants canadiens qui essaient de négocier avec le caissier ... et qui en définitive ne rentreront pas. 

Cette dernière est située sur la Plaza des Armas et fut édifiée, comme on peut s'y attendre, sur les ruines d'un temple Inca : celui dédié au Dieu Viracocha.

cathedrale-cusco.jpg

La particularité de cette cathédrale massive, flanquée de deux puissantes tours, est qu’elle est composée de plusieurs influences, européennes, Incas et baroques.

A l'intérieur, c'est immense et nous tombons en plein préparatifs de la fête de Pâques. Il y a notamment une gigantesque croix en travers de la Cathédrale.

Le sanctuaire forme un triple vaisseau bordé d'une série de chapelles latérales, chacune possédant son propre autel. L'une de ces Chapelles est dédiée au Seigneur des Tremblements de Terre et abrite un Christ noir, toujours revêtu de son jupon en dentelle.

Près de l'une des portes, Ruth attire notre attention sur une pierre ronde d'une hauteur de 80 cm environ d'origine Inca,  aux pieds de laquelle on peut voir des pétales de fleurs. Son sommet est noirci par les attouchements coutumiers des péruviens qui jettent aussi des pétales de cantuta par terre.  

Autre particularité dans cette Cathédrale, c'est le tableau représentant La Cène (d'après Léonard de Vinci). On y reconnaît en effet le tableau original mais avec quelques petites adaptations locales !! : (à venir : un article sur cet aspect) 

Représentation de la Cène (Cathédrale)

la-cene.jpg

 Autre digression (dans un restaurant)DIGRESSION-LA-CENE.JPG

et à partir de CUSCO, dans tous les marchés artisanaux, nous trouverons cette représentation peu orthodoxe en plâtre, à côté des angelôts et autres symboles religieux.

Notre prochaine visite est pour le Temple du Soleil - Qorikancha - "enceinte de l'or" en quechua.

Avant l'arrivée des espagnols, il s’agissait du plus grand temple du Soleil de l’Empire inca. Il était le théâtre des cérémonies importantes : mariages, sacres, funérailles.

C'est là que les momies des empereurs Incas étaient conservées, assises sur des trônes en or.

"Les chroniqueurs espagnols ont abondamment décrit ses richesses fabuleuses, avant qu'elles ne soient fondues ou éparpillées : le pourtour du temple, aux murs peints en bleu, était orné d'une énorme corniche en or, les autels, les portes, les statues, étaient décorées de planches d'or et d'argent, parfois incrustées de pierres précieuses qui, de jour comme de nuit, reflétaient la lumière du jour ou bien celle des torches.

La porte principale, ornée de motifs d'or et d'argent, s'ouvrait sur un grand sanctuaire. Au-dessus de l'autel, étincelait un grand disque d'or, censé représenter le Soleil. Il était placé de telle manière que les rayons du soleil levant le frappaient et le faisaient resplendir.

À l'arrivée des Espagnols, il fut rasé et pillé de fond en comble. Les plaques d'or couvrant les murs furent arrachées et les momies des anciens Incas profanées. Il ne resta debout que les fondations qui, peu après, servirent d'assise à la construction de l'église et du couvent de Santo Domingo." (source Wikipedia)

Toutefois un mur massif et courbe se voit toujours sur le site. Il a résisté aux destructions des Espagnols, et aux séismes qui ont rasé la plupart des autres édifices coloniaux.

CUSCO TEMPLE DU SOLEIL

Comme tout à l'heure à Tambo Machay  remarquez la barrière qui protège la pierre, afin d'éviter les manifestations "d'enthousiasme ésotérique" des touristes et locaux.

(J'ignore s'il y a une relation de cause à effet, mais depuis ce matin avec ma soeur nous communiquons par télépathie : il suffit que je pense à quelque chose pour qu'elle l'exprime à haute voix !!. Ce qui nous amuse beaucoup).

Aujourd'hui on peut également observer à l'intérieur, sous une structure genre hangar, le savoir faire des Incas en matière de construction et d'assemblage des pierres, l'alignement parfait des fenêtres trapézoidales ainsi qu'une maquette reproduisant l'original.

CUSCO--TEMPLE-DU-SOLEIL.JPG

Le couvent érigé sur les fondations offre une cour et des arcades superbes. (heureusement que nous étions à l'intérieur, car à l'extérieur l'orage se déchainait !!!)

CUSCO-TEMPLE-DU-SOLEIL.JPG

CUSCO-TEMPLE-DU--SOLEIL.JPG

La journée a été très chargée. Nous la terminons dans un restaurant typique de la Plaza des Armas, un peu bruyant (une famille nombreuse d'allemands est installée à la table centrale) où nous dégusterons des brochettes, des soupes ou salades composées, fraîchement préparées et excellentes.

Nous n'allons pas à la soirée andine prévue dans le programme "Possibilité (sans supplément) d’assister à un spectacle de danses et musiques andines folkloriques au centre d’arts natifs en soirée" car demain nous démarrons tôt.

Par contre, une fois arrivés à l'hôtel nous regardons la télévision et tombons sur les actualités régionales (en quelque sorte) montrant Suzanne Sarandon, venue exprès officialiser la réouverture du Machu Picchu demain. C'est donc confirmé : nous sommes des petits veinards...   

___________________

Addendum : suite à une remarque - très justifiée - d'une lectrice (voir les commentaires de l'article) les photos reproduites ci-dessous représentent la Compania de Jesus

CUSCO BASILIQUE CUSCO BASILIQUE ET PLACE
13 septembre 2014 6 13 /09 /septembre /2014 09:52

CUSCO - Page 4 - SACSAYHUAMAN ET RUINES INCAS

Il est 13 h30. Nous retrouvons Ruth à l'hôtel pour une visite des ruines incas.

Nous nous sommes dirigés vers le minibus sans le voir mais en nous fiant à La Lambada (Papy était en train de se garer ... les rues sont tellement étroites), le temps que nous montions tous à bord.

La route s'élève, en serpentant, au dessus de Cusco et on remarque deux choses :  de grosses bâches bleues qui retiennent tant bien que mal les talus qui menacent de s'effondrer suite aux inondations récentes.

CUSCO-TAUREAUX.JPG PUCCA-PUKARA-1.JPG

La deuxième curiosité du coin, ce sont ces couples de petits taureaux que l'on voit sur les toits des maisons. C'est une spécialité des Pukara et les accessoires qui leur sont associés sont censés représenter le métier du propriétaire. Ces taureaux en céramique sont un présent traditionnel offert à la fin de la construction de la maison. Il y en a partout, de même que des dessins d'une couleur brique représentant des animaux sur les façades des maisons.     

 

Nous nous arrêtons un moment près du "Cristo Blanco" qui domine la ville, les bras grands ouverts, comme pour la protéger. JL en profite pour discuter avec un "confrère" qui lui explique comment il peint avec seulement les trois couleurs de base !!

  CUSCO-CHRISTO-BLANCO-copie-1.JPG  

CUSCO-PEINTRE.JPGVue sur "le nombril du Monde" 

CUSCO-VILLE.JPG

La ville offre un visage impressionnant et spectaculaire (pourvu qu'on n'y bâtisse jamais d'immeubles en verre ou en béton... ) : on peut distinguer la Plaza des Armas, la  basilique et l'église de la Compagnie de Jésus.

CUSCO-PUMA.jpg

 

On cherche en vain à deviner la forme du Puma que la ville Inca avait à son origine, SACSAYHUAMAN étant la tête.

Dur à retenir et à prononcer. Faites comme moi : pensez à "sexy woman" !! (le truc mnémotechnique est de ma soeur !)

 

 

 

J'adore cette photo de Ruth contemplant sa ville. Elle nous parle aussi de toutes ces maisons, au loin, qui partent à l'assaut des "plis" de la montagne et qui sont souvent construites par des immigrés (des boliviens notamment) sans permis de construire et qu'il est ensuite difficile de déloger.

CUSCO-RUTH.JPG

Plus loin c'est Sacsayhuaman, avec ses 3 étages de murs construits en zigzag pour imiter les dents du Puma, dit-on. (observez la taille des gens !)

CUSCO-SACSAYHUAMAN-ET-CHRISTO-BLANCO.JPG Les proportions de cette ancienne forteresse sont gigantesques, 3.000 hectares. Les photos ne lui rendent pas hommage. (on ne peut prendre que des "morceaux")

Les pierres parfaitement ajustées laissent deviner une architecture défensive monumentale. On a de la peine à imaginer qu'elle ait pu être une proie facile pour les conquistadors !!

Sacsayhuaman est une construction dédiée au culte du dieu Soleil. C'est là essentiellement que se déroule la fête de l'Inti Raymi ou "fête du Soleil" le 24 Juin de chaque année.

CUSCO-SACSAYHUAMAN-PIERRES-N.JPG

Admirez de plus près le génie des Incas : N. nous sert "d'étalon" en quelque sorte pour montrer le gigantisme des pierres.

Tiens ! On entend la Lambada ! Il est donc temps d'aller vers notre prochaine étape. Le billet d'entrée est un billet unique qui permet d'accéder à tous les sites de et autour de CUSCO. Il coûte 40 dollars US.

Après une marche d'une vingtaine de minutes sous un ciel très menaçant et en grimpette !!, c'est Tambo Machay que nous découvrons, aussi connu sous le nom des "Bains de l'Inca".TAMBOMACHAY.JPG

Remarquez l'interdiction et la corde qui empêche l'accès aux fontaines.

Ruth nous explique que ces dispositions ont été prises suite à l'anecdote suivante : une touriste américaine complètement nue, en position du lotus, a passé tout un après-midi sous les jets,  malgré les demandes des différents guides, en déclarant qu'elle resterait là tant que tous ses shakras ne seraient pas nettoyés !!.

En effet, ici les lieux sont tellement "chargés" qu'on attribue à l'eau ou aux pierres une certaine énergie bienfaitrice et qu'on a tendance, d'un geste naturel, à toucher (la pierre par exemple, jusqu'à la rendre noire pour certaines !!!). Il n'est donc pas rare, dans les lieux que nous visitons de voir cette interdiction. 

C'est d'ailleurs ce que nous avons fait (frotter l'autel) en arrivant à Kenko (Qenko) !!!, un centre cérémoniel à l'entrée duquel il y a une énorme pierre.

Qenko signifie labyrinthe en quechua. C'est en effet un dédale de galeries et de chambres souterraines qui a peu être abrité le tombeau de Pachacutec.

KENKO-autel.JPG

KENKO.JPG

KENKO-GALERIE.JPG

Impressionnant ! non ?
9 août 2014 6 09 /08 /août /2014 08:47

CUSCO - Page 3 -

Un voyage au Pérou c'est un voyage dans le temps et dans l'histoire.

Et ici, cette phrase prend toute sa signification.

Dès nos premiers pas hors du minibus, nous sommes dans la rue la plus connue de CUSCO, celle où subsistent encore les murs Incas

CUSCO-RUE.JPG

et où il y a la fameuse  pierre à 12 angles.

CUSCO-PIERRE-12-ANGLES.jpg

C'est magique : je suis dans la carte postale. En plus, je peux promener mes mains sur ces pierres d'un gris foncé, si chargées émotionnellement et parfaitement ajustées..

Un peu d'histoire :

FONDATION-DE-CUSCO.jpg  

Une légende raconte que Viracocha - sorti des eaux du lac Titicaca - demanda à Manco Capac (le premier Inca) et son épouse-soeur Mama Ocllo de fonder la capitale du futur empire Inca là où s'enfoncerait son sceptre d'or, et ce fut dans la vallée de la rivière Huatanay, à l'emplacement de CUSCO, qui signifie en quechua "Nombril ou Centre du Monde".

Manco Capac enseigna aux hommes l'agriculture et l'artisanat, et Mama Ocllo enseigna aux femmes l'art du tissage

 

La CUSCO "moderne" a été fondée par PIZARRO. "Fondée" si on peut dire : en fait tous les palais et temples Incas ont été détruits par les colonisateurs et les constructions nouvelles ont été érigées sur les fondations des bâtiments Incas ce qui donne à cette ville son aspect métis et colonial. 

Elle est inscrite au Patrimoine culturel de l'Unesco depuis 1983.

Dès qu'on y arrive, on est surpris par l'ambiance qui y règne. A la fois par la force qui se dégage des murs impressionnants des anciens palais, par l'architecture de la ville mais également par la population qui la fréquente.

D'abord, nous sommes interpellés en permanence dans ces rues historiques par des jeunes filles qui proposent des "massages" !!

Il y a beaucoup de touristes - jeunes routards trekkers pour la plupart -. Je n'y suis jamais allé, mais ça m'évoque le Katmandou des années 70.

Enfin, toute l'activité de CUSCO est tournée vers le tourisme... et ça se sent. 

On sait depuis notre briefing d'hier soir avec Laurent de Terres Magiques que le Machu Picchu ne sera réouvert que demain, qu'une partie de la voie ferrée a été remise en état mais que deux wagons seulement peuvent y circuler.

Conséquence : seul un touriste sur cinq actuellement présent dans la région pourra accéder au Machu Picchu. Nous faisons partie de ceux-là (le 4 Avril et non le 3 comme prévu).  Mais pour avoir craint le pire jusqu'à maintenant, nous partageons la frustration de tous ces gens dont le but ultime était cette cité mythique et à qui les agences de voyage offrent en solution alternative une séance de chamanisme.

Et à ce sujet, revenons à l'aspect tourisme de l'activité de la ville : sachant ce que je viens de vous dire, nous sommes très surpris de lire sur toutes les devantures des agences de voyages locales (et dieu sait qu'il y en a !!), "accès au Machu Picchu par une route alternative ... ou par des bus spéciaux ... etc).

Quant on sait que le plus important pour aller au Machu Picchu c'est d'arriver à Aguas Calientes et que les deux seules façons d'arriver là sont le train - mais le nombre de touristes est contingenté compte tenu du contexte - et la marche ... on se pose des questions !!

Attention, je ne suis pas en train de dire que je n'ai pas aimé CUSCO - au contraire - mais je suis une incorrigible qui avance dans la vie "les yeux ouverts".

Ma soeur et mon beau-frère qui y étaient venus 5 ans auparavant pour l'Inti raymi ont trouvé que la vie avait beaucoup changé entre leurs deux séjours. Deux exemples personnels : 

- les jeunes filles aux massages n'étaient pas là

- l'Inti raymi était une fête locale, réservée aux locaux avec quelques touristes qui pouvaient y assister gratuitement.

Pour ceux d'entre vous qui ignorent ce que c'est, l'Inti raymi l'explication est

Aujourd'hui, les places à cette fête sont réservées par et pour les touristes (à raison de 90 dollars US par personne !!) des années à l'avance, ce qui fait que les locaux ne s'y retrouvent plus en terme de coutumes - c'est devenu un spectacle -, de places physiques, et d'argent ... (leur pouvoir d'achat n'a rien a voir avec celui des touristes !).

Ils envisagent donc de revenir à quelque chose d'authentique ailleurs nous a raconté la guide.

Je voudrais aussi vous parler de notre hôtel. (un superbe diaporama sur ce lien)

Un hôtel avec un cachet colonial, des chambres avec des vues imprenables sur la ville (le premier soir, nous avons pu assister depuis notre lit à un magnifique feu d'artifice).

Les deux chambres dites "matrimoniales" occupés par les deux couples de notre groupe comportent une grande mezzanine avec coin salon !! et vue, là aussi, superbe sur CUSCO et les murs de celles du niveau le plus bas sont les murs Incas ! (y compris la salle de bains).

Un coin internet en libre accès et des patios fleuris partout.

Son nom : Hôtel AMARU

CUSCO-HOTEL-AMARU-COUR.JPG CUSCO-HOTEL-AMARU-JARDIN.JPG
CUSCO CHAMBRECUSCO vue CHAMBRE  

A Gauche : chambre "Inca" de Da et JL

et

salle de bainsCUSCO-SALLE-DE-BAINS.jpg

 

 

A gauche : vue sur CUSCO depuis notre chambre  

 

Nous sommes descendus jusqu'à la Plaza des Armas sur un côté de laquelle trône la Cathédrale, (visite prévue cet après-midi) et nous sommes égarés dans les rues étroites bordées par ces pierres séculaires, dans des arrières cours où nous nous sommes laissés aller à notre envie de "magasinage" (tiens ! je me suis trompée de pays !!. c'est l'influence des touristes Canadiens, nombreux ici).

CUSCO-MARCHANDS.JPG

Nous avons quand même le souffle un peu court et toutes les marches que nous avons à monter (ou à descendre) nous demandent un réel effort. 

Mais notre errance dans cette ville où chaque pas nous renvoie vers le passé reste une merveilleuse découverte. 

Nous terminons notre matinée dans une pizzeria près de la Place des Armes où nous commandons beaucoup trop : nous demandons donc au serveur de ne pas jeter celle que nous n'avons pas mangé et de la donner à quelqu'un qui en aurait besoin. Il acquiesce avec un grand merci .... mais nous ne saurons jamais si c'est véritablement ce qui s'est passé ....

Je vous livre en vrac toutes les émotions qui nous ont submergées et que nous avons partagées, dès notre premier matin à CUSCO où notre seule activité a été justement de nous laisser porter par l'ambiance et la découverte.

 

19 juillet 2014 6 19 /07 /juillet /2014 09:54

 Page 2 - RAQCHI ET ANDAHUAYLLAS

Après le repas-anniversaire-surprise !! nous sommes remontés dans le minibus, direction RAQCHI et le temple du Dieu fondateur Wiracocha. 

Le soleil est de feu lorsque nous traversons la place, son marché et son église et que nous nous engageons entre deux haies de petits arbres - qui ne font même pas d'ombre - avant de déboucher devant le temple.

PLACE-DE-RAQCHI.JPG

C'est le premier véritable site Inca que nous voyons et ses dimensions sont très impressionnantes. Unique en son genre du point de vue de l'architecture - on ne verra ces hauts murs de près de 12 mètres que là, - il s'agissait d'un important centre à la fois religieux et administratif.

Il est composé du Temple principal

(les toits en tuile ont été ajoutés à la demande de l'UNESCO pour éviter que les murs en adobe ne se dégradent encore plus)

RAQCHI TEMPLE DE VIRACOCHA

d'habitations bien alignées réservées aux prêtres

RAQCHI

et de Qolqas : réserves de stockage des denrées alimentaires, de forme circulaire de 8 mètres de diamètre

RAQCHI TEMPLE DE VIRACOCHA GRENIERS

Par ailleurs, sur ce site se trouve un ensemble de fontaines appelées "le bain de l'Inca" (Ruth a même évoqué le mythe de la fontaine de Jouvence). J'avoue qu'on est tous allés y tremper nos mains ! on ne sait jamais ....

Le réseau d'alimentation de ces fontaines est très bien fait, mais personne n'a encore réussi à savoir d'où vient l'eau de ces sources qui ne tarissent jamais.

RAQCHI FONTAINE DE JOUVENCE

Ce qui est très surprenant pendant la visite du site c'est le contraste qui existe entre  ces superbes ruines qui inspirent le respect et nous renvoient dans le passé, et la vie quotidienne qui continue comme si de rien n'était : en fait, l'endroit n'a jamais cessé d'être cultivé depuis les Incas.

RAQCHI VACHES RAQCHI CULTURES

Raqchi est aussi un centre artisanal important. Nous nous arrêtons donc longuement sur la place pour acheter de l'eau et faire une razzia de souvenirs (bâton de pluie, échiquier, céramiques, etc...). Depuis le début de notre séjour, on s'est habitué bien sûr au chapeau - comme celui de la femme à l'arrière plan - mais il semble que le signe distinctif ou en tout cas l'originalité du village soit ce chapeau plat, très seyant (au premier plan et sur la première photo de l'article). 

RAQCHI CHAPEAU

Nos emplettes terminées, nous rendons une ultime visite à  l'église d'Andahuaylillas. Cette église, en bordure d'une place où l'on peut voir deux superbes arbres,

arbre andahuylillas

a été fondée par les Jésuites et est surnommée "la Chapelle Sixtine andine" en raison de la richesse de sa décoration intérieure (photos interdites). A droite de son porche 3 énormes croix.

J'ignore si c'est la fatigue (nous roulons depuis près de 7 heures) mais je dois reconnaître qu'à part le balcon extérieur, les plafonds en bois sculptés et décorés, les bancs sur lesquels on ne peut pas s'asseoir parce qu'ils sont d'époque, les fonds baptismaux impressionnants, et les bouquets ou gerbes de fleurs qu'un homme était en train d'arranger autour et devant l'autel, je n'ai pas d'autres souvenirs de cette église.

chapelle sixtine andine 

Nous arrivons à CUSCO peu de temps après. Le minibus se faufile dans d'étroites rues et nous débarquons près de la Place d'Armes au bas d'une rue qui monte, monte ... Notre hôtel est à mi-hauteur et nous arrivons dans l'accueil en soufflant comme des phoques (heureusement qu'on n'avait pas nos bagages à porter !!).

CUSCO-RUE-HOTEL.JPG

Laurent, de l'Agence Terres Magiques des Incas, nous attend pour faire le point avec nous et pour nous annoncer quelques modifications dans notre programme compte tenu des conséquences liées aux inondations récentes.

23 juin 2014 1 23 /06 /juin /2014 09:05

Après la visite d'OLLANTAYTAMBO, nous sommes retournés à URUBAMBA, avons traversé la ville, terminé dans une longue ruelle étroite en terre et sans éclairage devant un grand portail de bois. Des chiens ont répondu à la sonnerie sur laquelle "Papy Lambada" avait appuyé... puis une jeune femme est arrivée.

Compte tenu de l'environnement extérieur (celui de la ruelle), nous sommes très étonnés de ce que nous découvrons une fois le portail franchi et dûment refermé, au moment où la nuit tombe. : devant nous un petit village de chalets très colorés avec des toits très pointus, et des jardins très fleuris ... un petit Eden.  S'il n'y avait pas tous ces parterres fleuris, (on a prélevé quelques boutures pour le jardin !) nous aurions l'impression, dans les dernières lueurs rosées du jour, d'arriver dans une station de chalets quelque part en montagne !

Notre chauffeur est revenu un peu plus tard pour nous amener au restaurant : la ville prépare une procession et les locaux sont en train de réaliser des mandalas avec des fleurs sur le sol au moment où nous passons. Il y en a sur toute la longueur de la rue !! c'est vraiment superbe et merci à JL qui malgré les conditions (le car roulait, il faisait nuit) a réussi à faire cette photo.  

URUBAMBA-MANDALA.jpg

JOUR 13 - ENTRE URUBAMBA ET LA GARE PROVISOIRE

Transfert en matinée à Ollantaytambo (20 minutes) pour prendre le célèbre train des Andes qui serpente dans la montagne jusqu’à Aguas Calientes (1h25). Navette ensuite en matinée jusqu’à l’entrée du site et visite complète du plus célèbre des sites incas. La découverte du plus spectaculaire site du continent sera l’apothéose du voyage avec ses secteurs agricoles, ses secteurs urbains et ses incroyables constructions à flanc de montagne. Possibilité de profiter du site jusqu’à la fermeture en fin d’après-midi. Dîner. Nuit à l’hôtel Presidente (2 étoiles).

Voilà ce que prévoyait notre programme lorsque nous l'avions établi en Octobre 2009. Mais c'était sans compter avec dame Nature. Ce que nous devions faire en un jour, nous allons le faire en deux ... et dans le fond ça n'est pas plus mal.

Pendant le petit dejeuner, nous entendons La Lambada (voir ).

Notre chauffeur nous rejoint et nous aide à transporter nos bagages jusqu'au minibus garé un peu plus loin dans la ruelle ... qui ce matin est inondée - il y a une cascade qui dévale de la montagne dans la rue -!!.

Après quelques manoeuvres nous repartons en direction d'OLLANTAYTAMBO que nous traversons plus facilement qu'hier soir ! et empruntons un chemin de vignes où l'on ne peut pas se doubler. C'est pourtant la seule façon aujourd'hui d'accéder au tronçon de voie qui a été réouvert. Le train ne circule à nouveau que depuis deux jours mais nous ne le prendrons pas à l'endroit prévu, la voie ayant été détruite. Nous pouvons observer d'ailleurs, le long de notre parcours  (puisque le chemin longe la voie qui longe l'URUBAMBA) des hommes au travail sur les rails. 

vue côté montagne : notez les sacs de sable 

GARE 5

Nous allons donc rejoindre une gare provisoire située en amont à près de 20 Kms. Mais ce ne sont pas les kms, ni même le chemin qui sont pénibles mais les croisements avec les autres véhicules. Personne ne bronche. Les deux véhicules sont là, mufle à mufle, et c'est le plus intelligent qui recule. A cette cadence, mais sur l'air de La Lambada, nous avançons ou reculons sur ce chemin où il n'y a plus d'accotement, au ras de la rivière en furie.

GARE

Notre "Papy Lambada" nous débarque donc, au bout de près de 2 heures sur un parking. Nous sommes échoués là avec une centaine d'autres personnes : on dirait un camp de réfugiés !!. Les voyageurs sont tous là,  installés sur le gazon, attendant patiemment que les choses évoluent ....

GARE 2

INCA RAIL

L'attente se prolonge, on décide donc de se diriger vers un petit marché artisanal installé sous des tonnelles en bois exagonales où on peut s'installer plus confortablement sur des coussins, à l'ombre. 

De ce petit observatoire nous avons une vue superbe sur la rivière et sur les allées et venues des groupes qui s'avancent vers les wagons et d'autres qui remontent. Un peu plus haut une antenne médicale est en train de s'occuper d'un groupe de trekkers.

gare-tonnelles.JPG

INCA RAIL

GARE 1

Lorsque c'est le moment, le personnel nous fait signe de nous préparer. C'est très bien organisé : chaque employé prend en charge un groupe de personnes - les gens admis à prendre le train étant ceux et seulement ceux qui ont eu la chance d'obtenir un billet - et lui demande de le suivre jusqu'à la gare, tout en bas.  Panneau à bout de bras pour qu'on ne la perde pas de vue, nous suivons donc une charmante jeune femme très souriante jusque devant un wagon. 

Pour aller ça va puisque ça descend. Mais on croise les gens qui remontent et qui semblent très essoufflés. On apprécie d'autant plus le travail et l'effort que doivent fournir tous ces locaux qui portent d'énormes sacs sur leur dos (ce sont les sherpas des trekkers !).

Notez la taille du balluchon sur les épaules de cet homme (au centre de la photo) qui avance sur le chemin de l'Inca, autre voie d'accès pour le Machu Picchu

GARE--sherpa.JPG

Il n'y a pas trop de travail dans la région à part le tourisme et l'agriculture. Mais comme elle attire beaucoup de trekkers compte tenu de la proximité de la jungle, beaucoup d'hommes sont porteurs pour les trecks.

Ruth nous a dit qu'elle pensait que l'agriculture était l'activité principale du coin. Or, après les inondations, elle s'est rendue compte qu'en fait c'était le tourisme la principale ressource. Du jour au lendemain, nous a-t-elle raconté, tous les gens qui travaillaient dans ce secteur se sont retrouvés au chômage et les deux derniers mois ont été très durs pour beaucoup d'entre eux.

Bien, revenons à notre train. En fait, il y a deux sociétés qui desservent ce tronçon de voie : Peru Rail et Inca Rail. L'une est comme notre SNCF, l'autre est privée. Le point commun entre les deux, c'est qu'elles ne transportent que des touristes. Et nous avons droit d'ailleurs à un voyage avec hôtesses et service à bord, dans un train tout neuf, avec des fenêtres partout - même au plafond - et où les sièges sont en cuir !!. Le luxe quoi ... Nous étions dans l'Inca Rail, j'ignore comment cela se passe sur Peru Rail.

GARE 3

GARE 4

GARE 6

Quoi qu'il en soit, le spectacle est à l'extérieur. Le train roule très lentement sur la voie qui longe l'URUBAMBA et c'est très impressionnant. On regarde ça, hypnotisés,  et nous prenons conscience de la chance que nous avons de faire partie des quelques chanceux qui se dirigent vers AGUAS CALIENTES et notre but ultime le MACHU PICCHU.

22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 08:48

Nous avons changé de minibus ... et de chauffeur. Celui-ci, aussi souriant et empressé que Sylvio, nous avons fini par l'appeler, avec beaucoup de tendresse, "papy lambada", parce que lorsqu'il enclenchait la marche arrière de son minibus, on entendait La Lambada  !!!.

"Papy Lambada", notre chauffeur et  Ruth, notre guide

RUTH ET PAPY LAMBADA

Ce genre d'avertisseur (interdit en France, sinon ça se saurait !) nous amusait chaque fois que nous l'entendions : mais nous savions aussi que "papy" était en train de se garer pas loin.   

C'est donc avec lui que nous quittons PUNO. La guide nous rejoindra en cours de route ...

C'est un peu une journée de transition à la fois dans les paysages mais également dans le voyage.

Nous entrons dès ce soir dans la région de CUSCO : suite aux inondations provoquées par l'URUBAMBA (j'en reparlerai plus tard) en janvier 2010, nous savons que l'accès à la Vallée Sacrée est très difficile du fait de la destruction de ponts sur la route. Quant au Machu Picchu, il est fermé .... 

Donc on s'interroge un peu ...

En attendant, nous sommes au coeur de l'Altiplano. Il y a des mots, comme ça, qui sont magiques pour moi : Nazca, Titicaca, Altiplano, Cuzco, Machu Picchu...

Et nous ne sommes pas déçus : cette vaste plaine d'altitude située sur la Cordillères des Andes (encore un mot magique !) est la plus haute région du monde habitée après le Tibet (ah !!! le Tibet...) et nos yeux se perdent un peu dans cette immensité.

Voici, chronologiquement d'après l'heure inscrite sur les photos, les paysages que nous avons traversés.

 09H16 du matin : début des paysages de l'Altiplano

ALTIPLANO-PAMPA.JPG

 09 h 23 : ce paysage ascétique est habité ALTIPLANO 10 h 16 : regardez les terrasses naturelles à gaucheALTIPLANO TERRASSE COLQUA

 10 h 19 : un troupeau d'alpagas

ALTIPLANO 1

10 h 25 : nous quittons la province de Puno et entrons dans celle de CUSCO. Hauteur 4335 mètres.ALTIPLANO 2

Nous faisons notre première halte à cet endroit où, comme chaque fois, les péruviens et péruviennes essaient de vendre leur production artisanale. Mais cette fois, il y a quelque chose de différent : une musique chinoise à fond !!.

Tant pis pour ces vendeurs, mais le bruit et l'altitude nous ont bien vite faits remonter dans le minibus.

   10 h 42 : un glacier, au loin. Et admirez ce ciel !

ALTIPLANO GLACIER

Le voilà de plus près

ALTIPLANO GLACIER

 10 h 45 : quelques habitations au milieu de nulle part

ALTIPLANO 4

 10 h 45 : Pont en corde pour accéder au village ci-dessus

ALTIPLANO PONT

Plus tard nous faisons une halte dans un restaurant près d'une petite rivière. La voie ferrée qui dessert CUSCO est là toute proche : mais nous savons que les trains ne circulent pas. 

D'ailleurs, les gens marchent tranquillement dessus sans se préoccuper de quoi que ce soit.

VOIE DE CHEMIN DE FER

"Papy" nous signale le passage d'un petit engin qui est là pour tester la voie.

VOIE DE CHEMIN DE FER 

Dans et autour du restaurant nous avons tout loisir de faire de gros câlins aux alpagas !!.

ANNIV.JPG

Et des câlins, il y en aura encore ce midi-là.

Après s'être éclipsée un moment, Da revient avec Ruth, notre nouvelle guide, (une femme splendide), et peu après apparaît un gateau d'anniversaire : eh ! oui. Aujourd'hui l'événement le plus important, c'est celui là. J'ai un an de plus. Et Philippe Pierre, le responsable de Terres Magiques, aidé par ma soeur, a eu cette charmante attention !!; Il ne manquait que le joueur de flûte andine !. Mais non, je rigole !!

Et vous savez quoi : j'adore fêter mon anniversaire au Pérou parce que je veillis moins vite !!!. En France, la journée est presque terminée alors qu'ici on a encore tout l'après midi et toute la soirée ! 


 

 

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